|
Combien
gratifiant il s’avère écrire cette histoire à laquelle seulement le temps
a permis d’établir l’exactitude des événements de la naissance et du développement
de la vie musicale de Los Belking’s, cela sous la forme synthétisée qu’elle essaye de refléter les faits importants
du groupe rock instrumental le plus créatif et important du Pérou; numéro
un en Amérique du sud et troisième dans le monde.
En
1963 à l’âge de 16 ans, dû à mon insatiable
envie de jouer de la guitare, ma mère me fit cadeau d’une guitare
électrique nationale. Je forme alors un groupe (Los
Belking’s) avec
des amis de mon quartier de Lince et je suis le seul à perpétuer
l’idée originale d’avoir un groupe musical.
En 1964, étudiant à l’école
secondaire de la Gran Unidad Escolar Melitòn Carvajal, j’entre en contact
avec quelques membres de la formation musicale du collège, soit un saxophoniste,
un batteur ainsi qu’un pianiste de mon quartier.
Un certain samedi d’août de la même année, tous les membres
se réunissent chez-moi (Wilfredo Sandoval) en plus d’un guitariste
que j’avais vu quelques fois auparavant lors d’événements scolaires.
C’est par ces circonstances de la vie que nous nous
sommes connus, deux jeunes qui allaient être les piliers de la majorité
des compositions musicales de Los Belking’s, Wilfredo
Sandoval Moreno et Raùl Herrera Aguirre.
En
ces mêmes jours, un ami que l’on surnommait Colia qui originalement
avait été invité pour jouer de la batterie s’est
désisté et m’a présenté à son cousin
qui se faisait appeler Kiko La Serie et qui lui aussi jouait de la batterie
et qui vint avec un jeune d’origine chinoise, nommé Nico qui jouait
de la basse.
Cette
même année, tout en étudiant le jour au collège
et en jouant le soir au Club Tabaris, nous nous sommes consacrés
à y mettre de l’ambiance pendant qu’un ami chantait et que nous
jouions la musique instrumentale d’autres groupes comme Los Ventures.
Autant
Raùl que moi(Wilfredo), nous ne voyions pas d’un bon ceil ce rythme
de vie qui allait contre nos aspirations de devenir professionnels dans
un futur rapproché. Nous nous sommes séparés de Kiko
La Serie et Nico resta avec nous.
Le
restant de l’année 1964, nous nous réunissions constamment
pour jouer et nous avons connu un jeune qui s’appelait Emilio Zavala qui
chantait en anglais (chansons des groupes comme Animals et Dave Clark
Five). Poursuivant avec mon intention d’avoir un groupe, en chemin, ce
dernier se désista pour postuler à l’université (il
était plus vieux que les jeunes enthousiastes) pour ainsi laisser
son poste à son cousin nommé Daniel Rosario qui lui aussi
chantait en anglais et était aussi un fanatique des Beatles.
Alors
qu’il nous manquait un batteur, Raùl invita son ex-compagnon de
classe, un jeune asiatique nommé Walter Aray Nozawa qui avait acquit
son expérience alors qu’il faisait partie de la fanfare du collège
Melitòn Carvajal.
Durant
cette période, nous jouions de la musique entre nous et en chemin
nous avons rencontré un jeune de 13 ans qui
jouait de la basse et nous l’avons intégré au groupe. (On
le surnommait Magoo à cause de la taille de ses lunettes).
Puisque
jours après jours nous jouions de mieux en mieux, le frère
aîné de Walter lui acheta une batterie neuve et complète
pour qu’il puisse développer ses habiletés.
À l’été de 1965, un ami au nom d’Olin nous fait part de la
possibilité d’obtenir un contrat pour jouer dans un cinéma
de Tarma lors de carnavals. Remplis d’illusions, nous avons pratiqué
et préparé un répertoire pour le spectacle.
Ce
qui à l’origine devait être un aller-retour, se convertit
en un séjour beaucoup plus long dû au contrat que nous donna
une station de radio de Tarma grâce au succès que nous avons
eut.
Les
cinq membres, Raùl Herrera, Wilfredo Sandoval, Walter Aray, Daniel
Rosario et José Olivera (Magoo) revenions triomphants de notre
première expérience de tournée!
Il
est nécessaire de m’arrêter pour relater un fait qui plus
tard, serait pertinent dans la vie de Los
Belking’s, Walter Aray souffrait d’asthme étant
donnée l’énorme préoccupation familière de
ce voyage.
Il
y avait, à l’époque, un programme télévisé
pour les jeunes au canal 2 avec Sergio Vergara comme animate ur. Ils nous donnèrent l’occasion d’alterner lors de l’émission,
d’abord à Radio Victoria et par la suite vu les résultats,
nous alternions avec Sergio Murillo, un chanteur brésilien (très
populaire à l’époque) et le groupe les 007 (circonstanciellement,
cette relation prendrait de l’importance avec l’intégration d’un
de leurs membres à notre groupe un peu plus tard). Un grand pas
pour Los Belking’s, nous
restons en ondes pendant deux mois.
En
1966, notre ami Magoo laisse le groupe et Jerry Lam Cam s’intègre
à sa place pour jouer de la basse consolidant ainsi le groupe et
Jerry s’adapte aussi à nos préoccupations.
Notre
ami Olin Benavides qui faisait office de représentant du groupe,
nous fait part de la nécessité que les gens du matin nous
connaissent et obtient une invitation pour le ciné dans la ville
de Pueblo Libre.
Le
ciné était plein à craquer et l’enthousiasme des
gens était telle que lorsque nous avons joué de la musique
instrumentale, les disc jockeys qui étaient présents se
surprirent. L’un d’eux, Gustavo Galliani Diaz manifesta son intérêt
pour devenir notre gérant et pour que nous laissions le chant de
côté puisque de toutes façons, notre force était
la musique. C’est à partir de ce moment que nous sommes devenus
un groupe instrumental.
Gustavo
Galliani Diaz avait le dynamisme, la capacité et la volonté
de vaincre. Il était la personne qui ouvrait les portes fermées
sur son passage.
Il
est précis de reconnaître que l’union des qualités
musicales du groupe, mon perfectionalisme;...... et la grande vision du
futur de Gustavo Galliani, ont permit de prédire ce que nous allions
devenir avec sa précieuse collaboration.
¡ Merci Gustavo ! Nous avons eu la sagesse
de t’écouter et faire une équipe comme celle que nous avons
faite avec Los Belking’s.
En
novembre 1966, la compagnie de disque, à travers de son gérant
de promotion et le disc jockey de la radio Victor Càceres Fuentes,
organise un concours visant à découvrir un groupe de la
nouvelle vague. Ce concours eu lieu au ciné Tauro et fut gagné
par Los Belking’s. Le destin
allait par la suite suivre son cours à la suite de nos études
secondaires.
En
1967, Gustavo Galliani nous apporte la nouvelle que le groupe allait enregistrer
son premier disque simple. Sur le côté A,
la chanson s’intitulait El Guazòn (avec le rire de Gustavo Galliani)
et sur le côté B,
elle s’intitulait La Playa (avec la participation de David Lam à
la guitare hawaïenne, cousin de Jerry Lam). Ce disque eu un grand
succès inattendu, montant même jusque dans les premiers rangs
du palmarès.
Le
second simple ne s’est pas fait attendre. À l’époque, un
oncle de Walter Aray, qui arrivait du Carnaval de Rio, nous fait parvenir
un disque avec la version de Tema Para Jòvenes Enamorados. Nous
avons aimer la chanson et avons effectuer quelques arrangements pour ensuite
l’enregistrer sur le côté B de ce deuxième simple et sur le côté A,
nous avons mis Negro Es Negro. Quelle ironie, ce à quoi nous avions
donné le moins d’importance s’est transformé en hymne pour
ces romantiques de la musique et B. Welch (auteur de la chanson) en était
très heureux.
Après
un tel succès, la compagnie de disque commença à
mettre de la pression pour que le groupe enregistre un autre simple.
Du
côté A, nous
avons mis Empujando Fuerte et du côté B Pipa De Paz, Nous n’avons jamais eu en notre possession ce disque,
juste une bande magnétique en mauvais état de laquelle nous
avons eu à en déduire la mélodie et les compas qui
n’était pas clairs. Ce disque nous donna d’énormes satisfactions
pour la qualité obtenue ainsi que pour les ventes et la popularité
à la radio.
À ce moment, je me trouvais à étudier à l’université
et à travailler dans un commerce qui importait des pièces
pour les radios et les télévisions. Le propriétaire
de l’entreprise, sous mon insistance, commença à importer
des amplificateurs et des guitares électriques du Japon et de l’Angleterre.
De ce fait, cela nous permit de négocier l’achat d’un amplificateur
de marque Vox (Angleterre), d’un dispositif d’effets Dynacord (Allemagne),
compléments que ce que nous possédions déjà
soit un amplificateur et une guitare Teisco (Japon), un amplificateur
Bassman Fender, une basse Hofner, une guitare Mustangs Fender et une batterie
Roxi.
Stimulée
par le nouveau son, notre capacité créatrice de développe
encore plus, reflet immédiat de l’enregistrement de Pipa
De Paz et de Empujando Fuerte.
Dans
l’histoire discographique du Pérou, jusqu’à ce moment, la
non-ingérence de la compagnie de disque pour enregistrer telle
ou telle chanson, était en train de marquer un point de repère
sans précédent. S’il nous demandait de lancer un nouveau
succès, il venait de nous-même. Nous avions toute la liberté
musicale voulue depuis le début….. jamais nous n’avions déçu
la compagnie.
Ainsi,
avec notre détermination, nous avons lancé un nouveau 45
tours avec sur le côté A Tesis Psicodélica et sur le côté B El Amor Es Triste, ..... la tendance croissante était
évidente. Au lancement du quatrième simple, celui-ce se
plaça rapidement dans les préférences musicales des
jeunes de l’époque.
Histoire: 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6
|